Les femmes et le judo

Né en 1882, le judo est inspiré des arts samouraïs. Il a longtemps été considéré comme un sport d’homme. Et pendant longtemps, le judo et les femmes étaient deux choses incompatibles. Pourtant, le judo s’appuie sur le principe « d’entraide et de prospérité mutuelle » une démarche peu compatible avec le sexisme. Et pourtant, les femmes ont dû se battre pour gagner leur place au sein de cette discipline.

Un sport longtemps interdit aux femmes

Les portes de cette discipline ont très longtemps été fermées pour les femmes et interdites par certains maîtres japonais. Cela se traduisait par de nombreuses discriminations comme le fait d’interdire les femmes aux compétitions. Cette interdiction a longtemps contribué au manque de visibilité du judo féminin.

Et toutes les excuses étaient utilisées pour freiner les femmes dans cette discipline. Dans des anciens articles, on pouvait lire que : « Le judo est un sport trop violent pour la femme et peut l’empêcher d’avoir des enfants », que « ça compromet la féminité » ou que « les femmes ne sont pas assez disciplinées ».

La pratique est alors enseignée différemment en mettant en avant le côté esthétique des katas plutôt que leur efficacité. Ces différences d’enseignement rendaient impossible la mixité. Il faudra attendre les années 60 pour que les idées concernant les femmes soient abandonnées.

Un début un peu compliqué…

Dans les années 50 en France, les examens pour l’obtention de la ceinture noire était mixe, car les participantes n’étaient pas assez nombreuses pour s’affronter.

Mais sachant que les femmes n’avaient pas les bonnes méthodes d’enseignement, on comprend donc rapidement que c’était plus compliqué pour elles d’accéder au grade supérieur

En 1950, une première compétition est ouverte aux femmes et se déroula à Paris. Mais malheureusement beaucoup de retours négatif ont été faites à ce sujet, car dû au manque d’expérience des participantes ayant déployé une agressivité déplacée.

Pourtant, cette compétition n’était pas dépourvue d’intérêt, car toutes les finalistes seront ceinture noire quelques années plus tard.

Les choses sérieuses commencent enfin !

Grâce à Rena Kanokogi, en 1980, le judo féminin a commencé à prendre de l’ampleur.

Rena Kanokogi est née en 1935 à Brooklyn. Elle commence le judo en 1955 et n’hésite pas à se déguiser en homme en 1959 pour participer à un tournoi de judo. C’est la première femme à s’entraîner au Kodokan avec des garçons.

Rena Kanokogi

Avec toutes ses batailles menées pour le judo féminin, elle a crée le premier championnat du monde de judo féminin en 1980 à New York.

Quelques années après, en 1988, le judo féminin fait son entrée aux Jeux Olympiques de Séoul comme sport de démonstration.

Le judo et les femmes aujourd’hui

Aujourd’hui, les choses ont changé et continuent encore d’évoluer ! Les femmes représentent 23% des licenciés, un chiffre qui continue encore d’augmenter.

Les compétitions par équipes mixtes intègrent de plus en plus les grands tournois internationaux et aussi les Jeux Olympiques. Des compétitions où hommes et femmes ne sont plus chacun de leur côté, mais forment ensemble une seule équipe. Ils sont à égalité et partagent le même but, celui de propager la passion et l’honneur du judo.

Equipe de France de Judo au JO de Tokyo 2020

Le judo féminin français contribue à hisser la France au top des nations les plus titrées au monde ! On peut citer Clarisse Agbegnenou quintuple championne du monde et double championne olympique, Lucie Décosse triple championne du monde et championne olympique, Brigitte Deydier et Gévrise Emane, triples championnes du monde, Catherine Arnaud double championne du monde et tant d’autres noms !

Merci à nos ambassadrices de propager cette passion et d’exceller dans cette discipline ! Et un grand bravo à notre partenaire le club de judo Pontault Combault et à son incroyable équipe féminine !

Tu veux avoir le même judogi que l’équipe féminine du club de judo de Pontault Combault ? Regarde nos kimonos Superstar 750.